l’amour et l’astrologie
L’amour en général (comme en astrologie) est un vaste sujet. Il faut parvenir tout d’abord à définir ce qu’on entend par amour.
Si c’est une force qui nous porte au désir de possession de l’objet aimé, quelque chose que l’on veut posséder pour se l’assimiler et que ça nous nourrisse de l’intérieur de notre être, alors l’amour en astrologie se verra par Vénus. Planète du désir, Vénus cherche à avoir les choses pour en profiter pour elle-même, elle laisse venir et attend que ça la comble. On comprend donc que ce type d’amour n’est pas du don, mais bien au contraire, une volonté d’avoir pour soi. Dans quel but ? dans celui de s’adjoindre des plaisirs qui accompagnent agréablement l’existence. L’être aimé est davantage une chose qu’un individu. On ne s’intéresse pas à ce qu’il est, mais à ce qu’il (ou elle) peut nous apporter, ce type d’amour se met au centre au lieu de se poser la question de la relation. C’est vrai que ce type de posture est très souvent inconscient. Le problème est simplement que l’autre vienne à nous pour nous donner ce qui nous manque.
Si l’amour se définit comme un magnétisme qui réconcilie les contraires, l’attraction, force de mise en relation jouera en premier lieu. Dans ce type d’attachement, l’important est la force de convergence entre deux volontés, entre deux individualités qui se transcendent par leur rencontre, l’important dans ce type de relation est le projet qui unit les deux personnes et surtout que chacune garde son exacte place. Ce sont les planètes mars et vénus qui sont en résonance l’une avec l’autre dans les deux thèmes et il faut que chacun des deux active le complémentaire de l’autre. Si chacun essaie de challenger l’autre sur le même type d’attente, ça ne fonctionnera pas. L’entente dans ce genre de cas se voit sur une dynamique et un projet, et l’amour est une synergie.
Cette thèse sur l’amour vient des thèses orphiques selon lesquelles l’amour est sorti d’un œuf commun dont les parties une fois scindées auront fait le ciel et la terre.
Sans cette complémentarité, la création ne serait que dispersion. C’est une manière d’envisager le couple qui est intéressante puisque cela signifie que la famille est structurellement une pièce de l’ordre du monde. Le monde naturel, fait de terre et de ciel est fondé à l’image de la société, dont les deux pôles sont indissociables.
astrologie tibétaine?
L’astrologie tibétaine est un art encore plus millénaire que le nôtre. Au croisement de l’astrologie chinoise qui s’intéresse aux cycles de vie conrète des individus (quel meilleur timing pour un mariage, pour ouvrir un magasin ou se faire couper les cheveux (qui sont réputés être le symbole de la force à la fois physique et spirituelle de l’individu)) et de l’astrologie hindoue (qui a aussi cette facette) mais aussi une part beaucoup plus spiritualiste, l’astrologie tibétaine étudie l’inscription karmique de l’individu dans le monde et explique les tenants et les aboutissants de notre existence présente. Sa force réside certainement dans la puissance de son symbolisme et dans son ancrage dans la phislosophie bouddhiste qui permet de voir les choses d’une surplomb et avec une clarté hors du commun.
si ces sujets vous passionnent (comme moi) je vous recommande d’aller voir un blog qui s ‘appelle : www.astrologie-tibetaine.com
et qui est d’une exceptionnelle qualité
Maison 12 et épreuves de vie
La maison 12 fait couler beaucoup d’encre aux astrologues. La notion d’ « épreuve » si elle est réelle, puisque peu ou prou, nous y sommes tous confrontés, est admissible dans la vie mais pas sur le papier, de manière théorique. Il faut comprendre qu’avec la maison 12, nous sortons de la vie réelle, normale, d’une temporalité où les choses sont logiques ou normées par un planning. Nous sommes dans un autre espace temps qui a ses propres règles et que nous ns pouvons pas soumettre, mais auxquels nous devons nous soumettre… Cette notion de dépendance et même d’obéissance à quelque chose qui nous dépasse est difficile à admettre pour notre mentalité d’hommes et de femmes du 21ème siècle, habitués que nous sommes à ce que tout vienne somme toute, à notre manière. C’est en voulant faire rentrer le temps de la maison 12 (temps du questionnement sur soi et le sens de la vie, temps de découverte et de voyage, temps spirituel ou temps de maladie, de dépression ou de chagrin pour nous ou nos proches) dans un temps à nouveau assimilable à notre existence « précédente » que nous nous nous confrontons à des blocages.
La question qui se pose, c’est que toutes ces césures artificielles du temps qui est l’organisation structurelle même de nos vies, et souvent notre colonne vertébrale, est en réalité une bulle parfaitement arbitraire sur nos besoins réels ou le rythme profond de nos vies. Confrontés à ce qui n’y rentre pas, nous rentrons en lutte, et souvent, perdons. Au fond, nous devrions voir le temps d’épreuves, qui est un temps qui nous casse ou nous suspend dans notre structuration précédente, comme une occasion pour élaguer ce qui n’est plus convenable, ou adapté et nous rapprocher de notre nature essentielle. C’est la vie elle-même qui contient ce processus de lâcher prise, de déprise intérieure qui permet de ne pas en rester à ce qui a précédé.
La maison 12, symboliquement parlant, est une variante sur la philosophie bouddhiste du changement qui nous rappelle que celui-ci est inhérent à la vie et qu’il faudrait toujours avoir quelque part en mémoire que la vie se transforme sans cesse, ce à quoi nous opposons en général, une résistance farouche. La réalité est souvent que si on ne décide pas soi-même d’initier des transformations, c’est la vie qui nous y invitera, avec un certain effet de surprise…
ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est que l’organisation qui resurgit après la transformation sera plus en accord avec nous-même, et porteuse d’une énergie de vie incroyable…
Le corps et le virtuel
Le monde dans lequel nous vivons fait de nous des êtres extraordinairement rapides, efficaces. Nous sommes capables d’être réactifs 100% du temps ou presque, car reliés par des machines (internet, téléphone) capables d’annuler le temps et l’espace. Nous nous devons d’être infatigables car le rythme, lui, ne s’arrête jamais. Nous pouvons être dérangés ou réactifs tout le temps, car les étapes s’enchaînent sans jamais cesser. Nous devons être performants, car la machine, elle, n’est jamais malade ou ralentie, mais toujours un modèle de rentabilité et d’amélioration. Mais voilà que nous sommes faits d’un corps qui vieillit, qui s’use, qui a besoin de temps de pause, de déconnexion, qui a besoin de refaire ses forces et non pas d’être sur la brèche en permanence. Notre corps n’a pas sa place dans ce monde qui va toujours plus vite au mépris de sa réalité et de sa temporalité. Plus le temps pour les saisons, pour le respect des cycles, pour la fatigue hivernale et la non résistance aux fortes chaleurs. Toutes les conditions sont nivelées de manière à créer la meilleure efficacité possible. Nous devenons machine parmi les machines, mais la nôtre n’a qu’une courte durée de vie et n’est pas remplaçable. Conséquences ? le stress augmente, les cancers, les maladies psychosomatiques. Tout le monde cherche à se faire une meilleure vie, alors que les conditions matérielles, dans la poche de richesse où nous vivons, sont toujours plus optimales, nous sommes de plus en plus isolés, insatisfaits et à essayer de conquérir un équilibre constamment à refaire. Nous ne savons plus profiter des moments de paix, nous souhaiterions seulement tout arrêter et nous reposer. Le renversement de conscience est en train de se faire, l’art de vivre se développe et avec lui, la tentative de reprendre les rênes sur nos existences, mais il faudra aussi accepter de ralentir, pour que le corps puisse de nouveau vivre à sa manière, et non plus une existence virtuelle, où comme un avatar, il ne vieillit ni ne souffre.
lecons de la vie…
On sait tous (car c’est dans l’air du temps) que chaque évènement qui nous arrive est là pour nous apprendre quelque chose. Le principe psychanalytique qui veut qu’on évènement arrive à cause de complexes (compliqués) qu’on aurait mis en place par le passé et à cause de nos traumas, n’est certes pas faux, tout au moins, on participe de l’évènement qui nous arrive par notre manière de le percevoir… MAIS surtout l’évènement est là, maintenant in situ, dans le présent, pour nous apprendre quelque chose. C’est parce qu’il se présente qu’on va avoir une occasion de ne pas réagir comme on l’aurait fait si… (on n’avait pas réfléchi !!!) en fait, prendre la vie comme un gigantesque école d’apprentissage faite pour nous « éduquer » permet d’avancer sur notre perception des choses. Si un évènement arrive, on ne doit pas se culpabiliser en se disant que si c’était autre, ça ne nous serait pas arrivé. On doit juste comprendre qu’à ce moment précis de notre vie, c’est CET évènement là qu’on doit rencontrer pour nous donner une manière d’y répondre autrement. L’idée en général est de se demander ce qu’on ferait normalement, et d’essayer justement, de ne pas le faire… pour donner une autre voie à notre existence. En effet, de mini-évènement en mini-évènement, on finit par se faire une autre personnalité. L’intérêt est de se demander qui on voudrait devenir et comment la personne qu’on admirerait réagirait à cet évènement.
De toute façon, la vie est faite de leçons d’apprentissage et soit qu’on y adhère, soit qu’on les rejette, on est toujours soumis à leur surgissement, donc il faut parvenir à comprendre vers quoi elles nous emmènent…
le corps : champ de bataille de nos conflits intérieurs…
Chacun de nous a un corps
Ou
Chacun de nous est un corps
La première question que vous devez vous poser si vous êtes en guerre contre votre corps (il est trop gros, trop maigre, trop petit, trop grand, trop laid, trop transpirant, trop fatigué etc…) est de savoir si vous « êtes » votre corps, ou si vous « avez » un corps. Les plus forts conflits viennent d’une distance entre nous (un pur esprit) et notre corps, qui ne serait pas conforme à nos vœux. Nous voulons un corps qui corresponde à nos critères, sauf que ces critères ne lui pré existaient pas. En général, on s’incarne avant de commencer à penser à ce qu’on attend mentalement d’un corps idéal. Il reste qu’à chaque étape intermédiaire de notre vie, on s’en prend à notre corps comme si c’était lui le fautif de notre désarroi.
La première leçon à retenir est que notre corps « est » nous-mêmes (et quelles que soient nos croyances). Pour le temps de cette existence, il est le support de notre être et nous devons en prendre soin (comme un temple sacré disent les hindous). La seconde leçon est que le corps exprime quelque chose qui n’est pas forcément en accord avec nos critères (ou avec la mode) et dont pourtant, il va nous falloir tenir compte. Il ne s’agit pas de le transformer à tout prix, il s’agit de voir ce qu’il manifeste par ce qu’il est. L’inversion de perspective est indispensable : ainsi, si vous êtes quelqu’un de très facilement fatigué, c’est que quelque chose ne vous convient pas dans votre vie, qui peut être votre manière de penser, votre rythme, votre alimentation, etc, à vous de mener l’enquête… mais le fait est que votre corps s’il est anormalement fatigué a besoin qu’on écoute ses signaux.
La troisième leçon à retenir est que ce n’est pas votre corps qui définira votre but de vie. Mais que pourtant, il doit être pris en compte dans vos choix.
Le corps est la « partie visible » de notre individualité, alors que l’esprit, nos croyances, nos certitudes, nos volontés, se cache ailleurs… partie visible = partie exposée au monde extérieur, et donc au jugement. Si vous êtes sur de vous dans votre corps, vous le serez dans votre tête. Mais le travail à accomplir est souvent de vous mettre en accord avec ce qu’il manifeste au lieu de vouloir vous conformer à des critères extérieurs…
Dans le thème, la Lune exprime non pas le corps, mais notre rapport à notre corps. Ce qui montre bien que la réalité d’une chose est moins importante pour une personnalité que la perception qu’elle en a.
je veux devenir moine zen !!!
« Je veux devenir moine zen » est un roman manifestement autobiographique qui décrit très bien la vie des temples bouddhistes d’aujourd’hui. Son intérêt majeur est de désacraliser complètement la vie monastique, mais tout en en redonnant l’essence réelle qui est forcément celle d’un cheminement intérieur. L’histoire en est simple, c’est un petit garçon qui accompagne son père tous les dimanches faire de la méditation za zen, un jour, il demande à devenir moine.
A partir de là, le chemin qui s’annonce n’est pas du tout celui auquel on pourrait s’attendre. Sans rentrer dans les péripéties du livre (que je vous recommande pour sa profondeur et sa simplicité conjointe), ce qu’on voit, c’est que le choix qui devient forcé et très dur pour le petit garçon, à l’opposé de ce qu’il manifeste et de son caractère, est en réalité certainement celui qui lui convient le mieux. Ce cheminement montre à quel point l’éducation (quel que soit notre âge, quand on veut atteindre quelque chose que nous ne sommes pas encore, c’est une ré éducation qu’on se demande) va contre les tendances au contraire de les accompagner. Forcément difficile et contraignante, c’est en mettant la barre trop haut qu’on parvient à se faire des muscles et à aller plus loin. La vie fonctionne sur le même principe, c’est parce qu’on est forcés à faire quelque chose que souvent, on finit par en développer les compétences et capacités. La question du « goût » est beaucoup plus occidentale et mentale. Aimer faire quelque chose suppose qu’on se donne implicitement le choix de le faire ou pas, et le refus d’adhésion à ce qui est nous semble souvent notre seule porte de sortie (alors que c’est notre prison). Dès lors, ce qui est le plus frappant dans ce livre, c’est que pas une seule fois, le « choix » n’est remis en cause, quelles que soient les difficultés. Le fait de remettre sans cesse en cause les directions prises dans notre vie est sans doute ce qui est le plus dommageable dans notre vision du monde. C’est un des axes de perception différent entre le monde oriental et le nôtre…
L’Ame dans la vie quotidienne
L’âme est quelque chose d’insaisissable comme chacun sait. Pourtant, elle est omniprésente dans notre manière de nous exprimer en français. Comme l’explique brillamment « le dictionnaire symbolique des symboles », « rendre l’âme » (à qui ?) ou « perdre/vendre son âme » (qui équivaut à mourir pour ce qui concerne notre part immatérielle et pure) indique que nous sommes dans une société dualiste qui insiste sur notre bipolarité fondamentale d’êtres faits d’une âme et d’un corps. C’est un peu comme si nous avions en garde une partie très éthérée d’un être cosmique et que nous devons le ramener, intact, au terme d’un voyage foisonnant d’expériences qu’est la vie. Notre âme n’est pas forcément ce à quoi nous tenons le plus, mais ce sont nos valeurs, ce qui nous semble nous définir en propre. La grosse difficulté en effet quand on commence d’étudier un thème astral, est de sortir de cette impression de patchwork qu’est notre personnalité. Faits de mille petites facettes, nous passons notre temps à essayer de retrouver notre cohérence et une affirmation unique de nous-mêmes, nous nous retrouvons en permanence à essayer de mettre de l’ordre et de la hiérarchie à l’intérieur de nos désirs et de nos aspirations.
Notre âme serait ainsi simplement la part cachée ou le noyau dur et incorruptible (par les évènements) qui se transforme, et qui mûrit d’expérience en expérience, nous ramenant à notre donnée fondamentale. Il est à ce propos intéressant de voir que la vie ajoute des expériences (les évènements) tout en nous demandant de nous élaguer (les transits, mais tout simplement le processus de choix et de préférence) au fur et à mesure. D’où le fait qu’une vie réussie est une vie marquée par une sagesse qui vient à l’âge mûr…
Saturne et la societe de consommation
On peut s’étonner de la recrudescence des « loisirs » dans la société actuelle. Jamais on n’a trouvé autant de manière d’apprendre à peindre des meubles construire un abri d’oiseau faire un herbier faire des colliers des bracelets ou des boucles d’oreille apprendre à peindre collectionner les timbres ou les effigies de Charlemagne…. La société de consommation dans laquelle nous baignons souffre d’un manque d’activité et de « signature » chronique. En effet, nous pouvons tout acheter, ou souhaiter en avoir les moyens. En revanche, faire quelque chose, être capable de construire, voilà ce qui a du prix. Nous revenons en cela, après un long détour à des certitudes qui furent celles de nos ancêtres. C’est évidemment le temps (saturne) que l’on passe à faire quelque chose et qui nous en donne la maîtrise, qui nous permet également de construire notre identité. Saturne est la planète qui marque la limite du Ciel (car elle est la dernière visible dans le thème) et aussi celle qui couronne notre personnalité. Donc tout ce qui prend du temps nous permet de nous affirmer pour ce que nous sommes. La valeur qu’on donne à quelque chose est en réalité proportionnelle à celle du temps passé à cette chose. La société de consommation qui est sous le signe de la Lune noire en astrologie, c’est-à-dire une avidité frénétique et vide, est à l’opposé des valeurs saturniennes qui sont celles de l’édification qui ne peut plus ensuite se défaire. Saturne a la qualité de construire pour toujours…
Il reste qu’il faut être clair avec soi, ce dont on prend soin et qu’on fait avec patience, devient ce qui est le plus cher à notre cœur… nous sommes irréversiblement des êtres qui avons besoin de l’habitude pour devenir conformes à notre aspiration de nous-mêmes.
confiance en soi?
Avoir confiance en soi est un problème courant rencontré par nos contemporains. Bien sûr, c’est lié à savoir qui on est et d’apprendre à se confronter tout simplement à l’inconnu. Mais au-delà de cela, nous sommes dans un siècle qui pose difficilement la question de la croyance. Si vous n’avez pas confiance dans le monde qui vous entoure, dans l’avenir, dans le passé (qu’on remet en cause à coups de psychanalyse) en un Dieu ou dans vos amis/famille/ compagne ou compagnon, forcément, ce processus de lucidité de plus en plus terroriste va finir par vous attaquer dans votre structure personnelle et par rapport à vous-même. Nous faisons parti d’un ensemble qui est plus grand que nous, que ce soit le monde concret, les relations humains ou la nature et être en défiance permanente par rapport à cet univers dont nous sommes une cellule nous défait notre propre regard sur nous-mêmes. La première chose à comprendre dans la confiance en soi, c’est qu’elle contient la confiance tout court que notre place dans le monde a un sens et une légitimité. Pour être en paix avec soi, il faut ré-enchanter notre petit monde…













