L’astrologie au service du développement personnel

» Catégorie : sagesses et équilibre de vie


Le temps qui passe, les nombres 4 et 5

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Un autre passage est passionnant en symbolique des nombres : c’est celui qui mène de 4 à 5. Le 4 structure l’espace et le temps, c’est le nombre des points cardinaux, mais aussi celui des saisons en occident. La saison est en effet associée au solstice ou à l’équinoxe qui signifie une sorte de « tournant dans l’année. Il est d’ailleurs à noter que notre civilisation apprécie ces moments clefs où tout peut s’inverser, mais de manière nette et précise. En Orient, nous avons 4 saisons et une intersaison, qui est « la fin de l’été ». Et il y a en réalisé 8 directions de l’espace, puisque chaque axe est encore coupé en deux. Si nous réfléchissons à cette approche, c’est parce que ça peut nous faire sortir d’un symbolisme très évident pour nous, qui est celui des points fixes et clairs. Une chose est ou n’est plus. Elle n’est pas encore mais à partir du moment où elle est née, elle est actée pour telle. Nous détestons les entre deux et les préparations. C’est pour cela que notre civilisation attache une préférence à l’extériorisation, à tout ce qui est plus que manifeste. Nous ne savons pas gérer les temps de préparation, de maturation et d’attente. L’attente est pour nous du temps perdu, et c’est exactement l’inverse dans la perception orientale. Le 4 est un nombre fixe, nous l’avons dit et le 5 est le chiffre de la roue, de tout ce qui se met en mouvement, c’est l’impair qui est toujours porteur de vie. Mais le 4 en Orient est un « faux » nombre », c’est-à-dire un nombre qui porte toujours plus complexe que lui-même. Le 4 ne tient pas compte de l’impermanence et s’en méfie au contraire. Toutes les sagesses reviennent aujourd’hui à nous reconnecter au présent et elles essaient de nous faire sentir que le moment qui passe a sa vérité en lui-même et qu’il ne s’agit pas de vouloir le forcer, le presser mais le laisser simplement donner son fruit à son rythme. Ce qui est très difficile à l’heure de l’immédiateté d’internet et de notre civilisation. Nous ne savons plus attendre, ni accepter le temps de maturation que prennent les choses, loin de nous rendre plus efficaces, cette suppression et cette peur du temps nous fragilise. Il faut comprendre dans chacun de nos actes que le fait que ça puisse inclure un déroulement nous mène à une transformation intérieure et donc que l’attente n’est jamais vaine.

Le 2 qui devient 3

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Trouver son équilibre n’est pas toujours arriver à harmoniser deux éléments contradictoires. Par exemple, le cœur et la raison ou le rationnel et l’envie de tout bousculer dans notre existence. Entre ces deux voies, trop de questions et trop d’expériences qui ont enseigné des leçons qui ne servent probablement à rien pour la situation présente, mais dont on adorerait tirer parti. La vie est ainsi faite qu’hier ne nous apprend rien pour aujourd’hui, sinon à se dire qu’on sera plus méfiant…

Les deux voies, l’alternative d’un choix devient oppressant. Parce qu’il n’y a pas de bonne voie à partir du moment où on hésite, où on se dit qu’on pourrait (presque) indifféremment prendre une décision ou son opposée. Entre deux directions, souvent, il y a une différence de vie, d’avenir… et pourtant, alors que l’un devrait sembler impossible et l’autre merveilleux, on pèse infiniment le pour, le contre et l’interdépendance des deux choix. Car la vérité est que toute personne se trouvant face à un choix se retrouve en réalité face à une double facette de lui-même, et la question n’est jamais de savoir quel est le bon choix, mais ce qui s’est passé à l’intérieur de nous qui fait que le choix précédent (dont on vient) ne nous semble plus si évident. Une fois l’évidence perdue, c’est en fait à un problème d’identité qu’on se confronte.

La dualité, Yin et Yang tout à coup devient trinitaire et nous ramène à une dynamique. Il n’y a jamais deux voies, mais une nouvelle direction à suivre, parce qu’on est devenu une nouvelle personne.

Conte Indien

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Voici un conte que je viens de lire qui m’a fait sourire parce qu’il se rapporte à la sagesse humaine et à notre manière de voir les choses. Nos limites ont quelque chose de très instructif…

« Un disciple voulait savoir quelle est la valeur de l’être humain. Il alla voir son maitre (nous sommes en Inde) et celui-ci lui confia un diamant en lui disant : « ne le vends pas, contente toi de le faire estimer auprès des différents marchands du marché et reviens me dire ce que tu as obtenu comme réponse ». Il alla voir d’abord un marchand de fruit qui lui en proposa 20 kg d’oranges, puis le vendeur de légumes lui dit qu’il ne lui en donnerait qu’un panier de la ménagère. Il alla voir un tailleur qui lui proposa de l’habille à neuf de pied en cap. Enfin, il alla voir un libraire, qui lui rit tout bonnement au nez et lui conseilla de le jeter.  Découragé, il se rendit ensuite chez un orfèvre qui lui en proposa 500 dollars. Trouvant qu’il était sur une bonne piste, il alla voir les différents orfèvre s de la ville qui lui firent tous une proposition un peu supérieure. A la fin de la journée, l’offre la plus haute qu’il avait obtenu était de 6000 dollars. Enfin, pris d’un doute, il alla voir un diamantaire qui lui répondit que sa pierre était inestimable et de surtout ne pas la vendre. L’homme revint alors vers son maitre auquel il raconta sa journée.

Celui-ci lui fit remarquer que 1) chacun donnait ce qu’il pensait que valait le diamant et que dans son registre, chacun avait raison dans son offre et était (à peu près) honnête. 2) qu’à chacune des étapes de sa journée, il aurait pu se dire que la dernière offre était la vraie et arrêter là sa quête. 3) enfin, que le dernier seul qui était le vrai spécialiste était capable de lui répondre la vérité, à savoir que son bien était plus précieux que n’importe quoi d’autre. « 

Ceci nous amène au constat que l’être humain ne vaut qu’autant qu’il s’estime lui-même et est totalement dépendant de son ordre de valeur. S’il estime qu’il est sans prix, il sort des évaluations humaines et de ce fait, commence de savoir à quelle valeur réelle il peut se dire qu’il appartient.  

Saturne et le Pardon

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« Le pardon, c’est la mémoire d’une promesse »… Cette phrase est très juste.

 Promesse que l’on fait à soi-même, de réussir là où d’autres ont échoué, mais aussi de faire face au sentiment d’impuissance profond qui nous étreint quand on ne sait plus comment répondre aux obstacles qui se posent à nous. La rancune est un moyen de garder contrôle et pouvoir, au moins de manière illusoire, sur notre esprit et sur les évènement : nous ne les acceptons pas et en un sens, nous les maintenons vivants, isolés dans notre mémoire, à l’abri du flux du temps. Cette « prise » peut servir à croire qu’un jour, par une sorte de saut quantique, on pourra inverser le cours du temps et changer le passé.

Le pardon, c’est aussi ce qu’on refuse à l’autre qui nous a trop blessé.  Plus envie de souffrir et donc arrêt des comptes en cours. Arrêt tout court. Celui qui ne pardonne pas doutera de l’autre, n’importe quel autre, infiniment. La rancune et la méfiance ne protègent en réalité de rien, mais là encore, l’illusion demeure et nous rassure.

Dans un thème astral, la mémoire est représenté par Saturne que l’on met à toutes les sauces du sur moi. Saturne, bizarrement, incarne aussi, cette puissance de pardonner, c’est-à-dire d’intégrer un évènement douloureux au passé au lieu de le maintenir dans un présent imaginaire. Saturne est aussi la maturité qui fait que l’on accepte d’avoir changé et de ne plus être celui ou celle qui pourrait à nouveau être trompé ou être déçu.

Chaque époque de notre vie doit être remise à sa place, souvent, il y a cette interdépendance de toutes nos vies : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte dans la variété des époques que l’on passe et qui s’entremêlent dans notre vécu réel, du quotidien. Il faut sortir de cette confusion constante, et pour ce faire, une des portes d’entrée est de permettre à l’oubli de faire son saint travail.

 

Trouver sa voie

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Trouver sa voie est souvent quelque chose de difficile. Surtout d’ailleurs parce qu’on n’a aucune idée de qui on est. Sans conscience de notre identité, on ne peut pas savoir ce qui nous rendrait vraiment heureux, de ce fait, on se contraint sans cesse à des efforts démesurés pour atteindre « plus » ou autre chose. Une des premières règles que je donne à mes consultants, c’est que si ce que vous avez (et que vous n’avez pas encore pleinement réussi) ne vous rend pas heureux, ce n’est pas parce que ce n’est pas assez, c’est parce que ça ne vous convient pas.

On ne se construit pas sur le manque, mais sur la plénitude. Le manque est toujours signe d’une frustration et toujours signe du fait qu’on préfère notre insatisfaction à une confrontation réelle au concret.

Vouloir davantage : plus de succès, plus d’argent, plus de présence de la personne qu’on aime, est tout à fait normal. Mais ça ne doit pas empêcher de considérer ce qu’on a déjà acquis comme un premier pas vers la suite. Il faut faire très attention au processus du « désir » qui peut être bien plus destructeur qu’on ne pense. Désirer sans cesse autre chose que ce qu’on a est la voie sûre pour se rendre très malheureux, et se couper du présent et de tout sentiment d’accomplissement. Surtout pour faire qu’on va ralentir tout ce qui pourrait se produire à l’avenir. Le manque, loin de nous pousser en avant, cultive une insatisfaction qui fait qu’on se sent en permanence amoindri, et pas soi-même. Or, il faut commencer par être soi et heureux de ce qu’on a pu être, pour aller plus loin et se réconcilier avec soi-même.

Les signes du zodiaque en crises existentielles !!!

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manikineko.jpgQuand on traverse des moments de crise, on a tous tendance à avoir des réactions qui sont presque impossibles à contrôler, mais attention ! Il est en réalité essentiel de parvenir à nous « manier » nous-mêmes, comme on le ferait avec des explosifs dangereux…

En crise, un Bélier a besoin de se mettre en colère et de tout détruire, il est nécessaire de laisser cette colère sortir, autrement le Bélier sera étouffé de l’intérieur et ne se retrouvera pas lui-même. Energie avant tout extériorisée, le Bélier ne doit rien garder à l’intérieur de lui, sous peine de devenir une sorte d’ennemi pour lui-même.  Un Taureau en crise, rumine, remâche et concçoit en général une rancune dont il sera, disons le, presque impossible de le faire bouger, là il est inutile d’essayer de parler ou de le raisonner. S’il est blessé, le taureau ne revient pas en arrière. La bonne réaction est une précaution : faire qu’il n’y ait pas de crise.

Lorsqu’un Gémeaux entre en crise, il a envie de tout planter là et de laisser tomber la situation et les contraintes qu’il ne supporte plus. Ce signe, un des plus gentils du zodiaque, oubliera aussitôt sa rancoeur si on a un geste tendre envers lui, donc n’hésitez pas à aller le rechercher. Tout autre est la réaction du Cancer qui n’oublie jamais les torts qu’on a eu envers lui, ce n’est pas réfléchi, c’est sensitif, il se ferme comme un petit oursin. Pour l’apaiser, il faut beaucoup de temps et de continuité, mais aussi avoir confiance que c’est quelqu’un qui sait faire la part des choses et sortir lui-même de ses ornières.

Quand un Lion est en crise, il tempête et hurle et se sent profondément trahi, il est nécessaire de lui faire voir que le monde n’a pas fomenté de complots contre lui, et le ramener avec douceur et tact sur terre. Il acceptera en général, le lion aime qu’on lui résiste. Lorsqu’une Vierge est en crise, elle a perdu la maitrise et là rien ne va plus, parce que ses repères sont complètement perturbés. Il faut prendre le temps de la rassurer en construisant à nouveau un monde cohérent autour d’elle. Lorsque la Balance est en crise, c’est en général parce qu’elle a été humiliée, c’est un signe qui déteste les crises et que donc, il faut vraiment pousser à bout pour qu’elle se mette en colère. Il faut, pour apaiser la situation, tenter de la remettre en accord avec l’autre, qui a exigé d’elle une réaction entière, alors qu’elle demeure dans une mesure et une douceur équilibrée. Quand un Scorpion est en crise, c’est le monde entier qui s’effondre sur lui, depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui, tout dans la démesure, il a besoin de se monter une superproduction en 4 dimensions pour avoir la sensation d’exister, il faut le suivre dans chacune de ses étapes et l’aider ensuite à en sortir progressivement. Ne jamais oublier que pour un scorpion, tout est étape initiatique. Lorsqu’un sagittaire est en crise, c’est qu’on lui a manqué de parole ou qu’on a tenté de l’enfermer dans une situation, il faut simplement le laisser reprendre les rênes à sa manière au lieu de rentrer en lutte avec lui, ce qui pourrait être sans retour.

Quand un Capricorne est en crise, le problème c’est qu’il se tait et qu’on ne le voit pas, il se renferme et part à l’intérieur de lui-même et on a la sensation que tout va bien, en réalité, il vous en veut férocement et ne le dira pas. Attention à le deviner et à jouer sur l’affectif avec lui parce qu’en arguties intellectuelles, il bat tout le monde. Lorsque le Verseau est en crise, il devient fuyant et généraliste, il essaie d’abstraire son existence et de fuir le problème pour retrouver son équilibre. L’aider ne consiste pas à lui faire voir le problème, en réalité, un verseau qui ne veut pas prendre conscience est plus solide que tout le monde à résister à ce cheminement là. Enfin, un Poissons qui traverse une crise pleure, tant et tant que le monde se noie, le raisonner ne sert à rien, ce qu’il faut c’est être dans une émotion similaire à ses côtés et c’est ainsi qu’il essaiera de s’en sortir… pour l’autre !

Espace et temps selon l’astrologie

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channeling.gifL’astrologie a une approche passionnante et très proche du Bouddhisme des cadres mentaux et réels que sont lEspace et le Temps. Elle a beaucoup à nous dire dessus. Jupiter représente en général, l’Espace. C’est bizarre à première vue, parce que cette planète est censée représenter notre inscription sociale, ou même notre « persona », c’est-à-dire le visage que l’on offre à une communauté et botre manière de nous positionner en tant que membre de cette communauté. Notre profession parle ainsi de nous et de notre action pour les autres… Or, l’espace est compris par le Bouddhisme comme une INTERDEPENDANCE. En effet, ce n’est pas un contenant vide dans lequel sont posées les choses, c’est une inter relation de toutes les activités, de toutes les vies. Vivre prend de la place ! C’est ce que semble nous transmettre Jupiter en terme de message. Ceci veut dire une chose importante, c’est que si vous prenez bien soin de votre espace, en fait votre façon d’avoir des relations avec votre entourage va changer. Votre masque social connaîtra une transformation implicite qui vous redonnera une plus juste vue de vous-même.

Jupiter peut aussi faire référence à la sociologie et plus particulièrement à la sociologie de la consommation : vous apprécierez certaines choses parce que vos référents implicites se trouvent spatialement posés dans votre imaginaire. La structuration mentale de l’espace donne lieu à une vision du monde.

Saturne de son côté parle du temps. Mais le temps est défini par deux paramètres : un entrelacement de cycles, et une succession des évènements. le temps de l’horloge n’est que très secondaire. Les cycles sont nombreux, nous connaissons tous ceux des saisons, qui sont aussi un paradigme pour le passage de la vie. Les astrologues savent que la vie est scandée par les cycles de Jupiter (12 ans), Saturne (29 ans et demi), Uranus (21 ans pour ses quadratures) et Neptune et Pluton dont on n’a fort heureusement, que des miettes…

Ces cycles nous définissent presque de manière automatique, qu’on s’en rende compte ou pas. notre corps et nos désirs changent selon les saisons, et selon l’influence des planètes. La succession des évènements est quant à elle, troublante : en astrologie : on sait qu’un évènement a déclenchera forcément un évènement b, mais tant que le premier n’a pas eu lieu, le second ne suivra pas. Tout le secret est de parvenir à comprendre quel lien lie des évènements qui souvent semblent ne rien avoir à faire entre eux…

Notre inscription dans l’espace et le temps peut ainsi nous donner un sentiment de sacré. Nous sommes liés à la nature comme une parcelle consciente qui n’aurait jamais tout à fait pris son indépendance…

Le Cheval dans la Pierre

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cheval.jpg Au début de son livre qui s’intitule « le cheval dans la peirre » Marcie Christine Barrault raconte ce très beau conte. C’est l’histoire d’un sculpteur auquel on fait commande d’une statue équestre (plus jolie que celle que j’ai mis là sans doute !!!) il s’installe dans une petit village, au sommet d’une colline, les enfants l’entourent… Arrive un magnifique bloc de marbre, et il commence de travailler. Plus tard, quand il finit sa statue, un des enfants lui demande : « mais comment tu savais qu’il y avait un cheval dans la pierre? » Et ainsi de nos vies, nous faisons à petits coups de marteau des entailles dans un bloc pur où lentement, finit par apparaître la forme que nous voulons donner à nos vies, à notre caractère. Nous n’avons pas le plan très arrêté en tête, parce qu’il faut suivre le marbre et ses nervures, pourtant nous avons une idée globale du résultat auquel nous voulons parvenir… Et ainsi apparaît notre visage unique, mais pour cela il ne faut ni chômer, ni être trop pressé…

Un boa…

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Continuons notre exploration de la sagesse japonaise avec ce conte que j’apprécie beaucoup et qui nous en apprend beaucoup sur l’importance de l’harmonie intérieure… Il pourrait s’intituler : « Chaque chose à sa place ».

Il est tiré du livre de Henri Brunel intitulé le moustique et autres histoires (car une si petite bête peut vous empêcher de dormir toute une nuit et ça pousse à réfléchir…)

« Il était une fois un serpent boa qui vivait en état de guerre civile. Sa tête et sa queue ne s’entendaient pas.

Pourquoi, s’écriait la queue, suis-je toujours derrière et toi devant ? Pourquoi décides tu toute seule du chemin que nous suivons ?

La tête méprisait ses jérémiades et ne répondait pas. Un jour, aux environs de midi, elle aperçut une appétissante grenouille. Elle voulut la saisir d’un mouvement vif, mais la queue s’était solidement entourée autour d’un arbre, et la grenouille, à un souffle près, s’échappa.

Es-tu devenue folle, gronda la tête.

Je ne bougerai pas tant que tu ne reconnaîtras pas mes droits égaux et que je pourrais à mon tour avancer la première et choisir mon chemin !

Pendant trois jours, on palabra. Beaucoup d’insultes et d’arguments furent échangés, que par bienséance je ne rapporterai pas. Au bout du compte, la tête céda ; la queue se désenroula et toute joyeuse de sa victoire, partit à la découverte. Hélas, elle n’avait pas d’yeux et dans le premier ravin qu’elle rencontra, elle tomba, entraînant la tête. Toutes deux périrent en contrebas. »

Ou sont vos dragons?

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elements.jpgTom Robbins, auteur de « another roadside attraction » (encore un détour passionnant…) explique que nous avons tous quelques dragons en stock avec nous auxuquels il faut faire attention. Peut être que votre dragon adore le shopping et qu’il enfonce votre budget, peut être qu’il veut maigrir et n’arrive pas à résister aux sundays chocolat, peut être enfin qu’il est terriblement pessimiste et qu’en sa compagnie, vous avez l’impression de vivre dans un drame permanent… Quoiqu’il en soit, il va falloir faire du dressage… En somme, arriver à identifier que ce dragon qui a comportement qui vous éloigne de la vie que vous voudriez avoir, existe parce que vous le nourissez régulièrement. Pourquoi est-il là? bien sûr pour une forme de compensation. Dépenser, trop manger, ressasser les peurs, vous rendre malade de stress, tout cela aide au fond à ne pas prendre la mesure d’un manque plus radical dans votre vie. Au fond, la vie que vous menez ne vous rend pas heureux, et c’est pour cela que vous élevez des dragons… mais en réalité, tout cela devient vite encombrant… Une des aides psychologiques pour arriver à se sortir d’un problème est de parvenir à le nommer et à prendre déjà conscience que le problème n’est pas nous, mais une sorte d’excroissance qui nous a servi de bouclier. Vous ne ferez plus de détours dans votre vie si elle commence à vous plaire, à vous amuser et que vous vous y sentez complètement comblés. Même si c’est politiquement incorrect de dire cela, si vous mangez trop, ce n’est pas en faisant un régime que vous maigrirez, mais en ayant quelque chose dans la vie qui vous intéresse et vous apporte plus de bonheur que de manger…

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