L’astrologie au service du développement personnel

» Catégorie : sagesse chretienne et alchimique


le but de l’alchimie

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On se pose souvent la question du but de l’alchimie. La transmutation de la matière vile (le plomb) en or, cache en réalité tout un processus d’inversion des énergies et de compréhension du monde. Les anciens ont vite reconnus les 4 éléments : eau, terre, feu et air. A ces 4, ils ajoutent la « Prima materia » qui est à la fois la source originelle des 4 autres et ce vers quoi ils doivent tendre fondamentalement. Lorsque Dieu crée le monde, Il fait passer cette matière première à travers un prisme de diffraction (qui est par exemple celui de l’arc en Ciel) qui donne la diversité du monde. C’est le processus alchimique de solve ou dissolution, l’alchimiste inverse le processus et cherche  le coagula, c’est-à-dire la simplification, l’union de la diversité en une seule entité. Ainsi, l’or que recherche l’Alchimie, c’est retrouver le geste même de Dieu dans sa création

Alchimie et sagesse spirituelle

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Derrière le mythe de l’alchimie, il y a celui d’une métamorphose spirituelle. Mais aussi l’idée de devenir le « verbe de Dieu ». Nous savons que Adam, une fois chassé du paradis terrestre, a perdu un pouvoir qui faisait de lui l’image de Dieu : c’était le pouvoir de nommer et par là d’insuffler la vie. L’alchimie revient à ce principe fondamental : la matière est une et unique, c’est une quintessence qui s’est différenciée en différents états. Mais tout repose sur l’analogie entre macrocosme et microcosme (constatation qu’on retrouve aussi dans le fait de la structure de la cellule est équivalente à celle du système solaire). C’est toute une série de correspondance ou de signature qui agite le moyen âge. Tous les règnes de la nature se répondent et interagissent en écho , ce qui fait que agissant sur un niveau, on peut en faire réagir un autre. Ces lois sont connues sous le nom de magie naturelle ou blanche. Il s’agit simplement d’utiliser le système invisible que Dieu a laissé derrière lui. Retrouver ce système de correspondances, c’est se remettre dans l’intelligence divine des choses. Bien évidemment, l’écoute de la nature et l’harmonisation avec ses lois et les saisons est une des clefs d’un accès à la Sagesse. Cette connaissance étant en fait l’harmonisation avec le fiat même de Dieu et sa manière de créer le monde.

Le caducée d’Hermès

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Le Caducée d’Hermès qui sert de signe de reconnaissance à la confrérie (ou profession) des pharmaciens est fondamental car il permet de comprendre que nous sommes, en tant qu’occidentaux, aussi marqués par le yin et le yang que les orientaux. Le caducée d’Hermès est une tige entouré de deux serpents et surmontés de petites ailes. Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas le symbole de Mercure, ou alors, c’est celui du Mercure alchimique qui permet la transformation d’un principe en son opposé : le poison devient médicament (bizarrement, c’est le même principe que l’homéopathie) et inversement, ce qui permet de guérir peut aussi aboutir à tuer si on n’y prête pas garde.

Tout est question de dosage, d’équilibre et surtout de direction, les serpents sont levés et s’ils aboutissent au haut de la tige, ils ont des ailes, c’est-à-dire qu’ils sont susceptibles de dépasser le règne des contraires et de la matière pour s’unifier. Cette complémentarité finit par transcender la nécessaire union des contraires dans le monde terrestre. Ainsi, parvenir à la circulation du principe négatif (ce qui blesse ou ce qui tue) en un principe créateur (qui construit et qui permet de s’accomplir) et savoir puiser la matière brute qui va permettre l’accomplissement spirituel par le fait d’aller de l’un à l’autre pôle, est exactement le processus qu’on décrit par celui d’Illumination.

De la couronne à l’auréole…

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Pourquoi le pouvoir du roi tenait-il à la couronne ? Parce que comme une auréole venue de Dieu, elle leur nimbait la tête d’un pouvoir supérieur… Le pouvoir humain s’est ainsi de longs siècles cherché une garantie dans ce qui était supérieur ou immatériel. Pourquoi le dragon est-il devenu le symbole du mal ? Parce que le serpent, son illustre prédécesseur, grimpant le long du caducée d’Hermès, symbole alchimique, a acquis des ailes, et la capacité de cracher du feu, venu de l’enfer, a toujours été un symbole du royaume d’Hadès.

Ainsi, les deux royautés, celle de Dieu et celle de Satan, sont symbolisés par un feu, l’un matériel et destructeur, l’autre, lumineux et créateur. La différence est sans doute le but auquel on promet ce feu sacré… Destruction ou création grâce au fait que le feu de l’Esprit confère un pouvoir supérieur à celui qui en est porteur.

Ainsi, de tous les éléments comme des dons que vous portez en vous-même, c’est à vous de décider si vous allez les utiliser comme quelque chose de positif et de constructif ou si au contraire, vous allez vous en servir pour détruire, par vos contradictions ou vos velléités, vous-même et votre entourage.

En tout cas, aucun don de Dieu ou de naissance par soi ne suffit, il faut encore la décision et l’effort de le faire servir à votre but et grandir. Tout un programme !

S’accomplir soi-même, c’est avant tout tirer parti de ce qu’on a et de ce qu’on est. Mais commencez donc par faire le compte de ce que vous avez et que vous n’utilisez pas…a  

Le Graal…

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lune.jpg Dans un livre intituté le « Graal en question », Isabelle Cani écrit : « l’Occident en effet a commencé par répondre avant d’avoir su questionner, et il a doc pris l’homme pour la réponse, la solution à toutes les énigmes de l’univers »

Elle ajoute plus que le Sphinx, représentatif des mystères de l’univers et du sacré a été tué par une réponse rationnelle qui est l’homme lui-même au sein du cosmos. Se remettre en quête du Graal est donc avant tout accepter de ne pas de réponses pour une question qui n’est d’ailleurs pas tout à fait exacte, mais doit essayer d’interroger de plus en plus justement pour parvenir à comprendre le secret qui se cache dans la question.

On retrouve là le problème essentiel (mais qui se joue même sur les moteurs de recherche internet) : si on pose la question de la bonne manière, alors on trouvera une réponse adéquate. Alors que si on n’interroge pas comme il le faut, on ne trouvera rien. Réfléchir à la question, c’est agir comme Perceval (celui-qui-perce-le val) (et le val est l’endroit où les brumes épaisses empêchent de se diriger à coup sûr). Car cette question qu’on se pose nous permet aussi de quitter nos certitudes sur notre importance essentielle. Le Graal est avant tout la découverte que ce n’est pas ce que nous sommes qui nous guidera vers une réponse, mais ce que nous acceptons de devenir…

René Guénon et la Tradition

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reneguenon1932.jpg L’idée principale de René Guénon est la mise en lumière d’une opposition fondamentale entre deux sociétés : l’Occident et l’Orient. A la racine de ces deux civilisations, il y a, selon lui, une idée métaphysique fondée sur le concept de hiérarchie et créant un ordonnancement spécifique du monde. L’ordre social et politique en est l’héritier, mais avant lui, la religion, propre à une civilisation est dépositaire des valeurs de la société en question. La religion, quelle qu’elle soit, a deux aspects, un aspect social ou exotérique et un aspect secret, ou ésotérique. 

Dans notre monde chrétien, le Christ parle par paraboles, il le fait parce qu’il ne peut révéler les secrets à ceux qui ne sont pas prêts à les entendre. Comme il le dit, aux nourrissons, il convient de donner du lait, alors que les hommes mûrs sont capables d’ingérer de la nourriture solide. De même, tant que nous ne sommes pas en mesure de faire preuve de force et discrimination, mieux vaut rester dans une pratique ritualiste, c’est-à-dire qui reproduit des gestes sans en comprendre la signification et la portée réelle.

René Guénon cherche à retrouver la source vivifiante des religions qu’il appelle : La Tradition. A la recherche de cet eldorado, il se rend vite compte d’un processus de perdition, ou d’obscuration de la Vérité qui correspond à la multiplication des valeurs matérialistes du monde moderne. 

Bien évidemment, ceci nous intéresse directement car l’astrologie suppose elle aussi, la présence de cette Tradition : c’est-à-dire un champ de savoir immémorial qui relie par une forme de correspondance, en soi incompréhensible le mouvement des astres (le macrocosme) et chaque destinée humaine qui devient alors, un microcosme qui répond, comme par écho, aux mouvements de l’espace intersidéral.

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