» Catégorie : La quatrieme dimension
L’Ame dans la vie quotidienne
Commentaires » 0L’âme est quelque chose d’insaisissable comme chacun sait. Pourtant, elle est omniprésente dans notre manière de nous exprimer en français. Comme l’explique brillamment « le dictionnaire symbolique des symboles », « rendre l’âme » (à qui ?) ou « perdre/vendre son âme » (qui équivaut à mourir pour ce qui concerne notre part immatérielle et pure) indique que nous sommes dans une société dualiste qui insiste sur notre bipolarité fondamentale d’êtres faits d’une âme et d’un corps. C’est un peu comme si nous avions en garde une partie très éthérée d’un être cosmique et que nous devons le ramener, intact, au terme d’un voyage foisonnant d’expériences qu’est la vie. Notre âme n’est pas forcément ce à quoi nous tenons le plus, mais ce sont nos valeurs, ce qui nous semble nous définir en propre. La grosse difficulté en effet quand on commence d’étudier un thème astral, est de sortir de cette impression de patchwork qu’est notre personnalité. Faits de mille petites facettes, nous passons notre temps à essayer de retrouver notre cohérence et une affirmation unique de nous-mêmes, nous nous retrouvons en permanence à essayer de mettre de l’ordre et de la hiérarchie à l’intérieur de nos désirs et de nos aspirations.
Notre âme serait ainsi simplement la part cachée ou le noyau dur et incorruptible (par les évènements) qui se transforme, et qui mûrit d’expérience en expérience, nous ramenant à notre donnée fondamentale. Il est à ce propos intéressant de voir que la vie ajoute des expériences (les évènements) tout en nous demandant de nous élaguer (les transits, mais tout simplement le processus de choix et de préférence) au fur et à mesure. D’où le fait qu’une vie réussie est une vie marquée par une sagesse qui vient à l’âge mûr…
tout est signifiant… ou la vie cachée des transits
Commentaires » 0On pense souvent qu’on est dans la vie comme embarqué dans un environnement neutre dans lequel on doit se battre et s’affirmer, qui peut avoir un impact évènementiel sur nous (on passe sous une échelle et un pot de peinture tombe, nous recouvrant de la tête au pied) mais pas forcément dialoguer avec nous. Les premiers à avoir signalé que la vie peut nous répondre sont les psychanalystes, qui ont mentionné ces questions d’actes manqués. On fait quelque chose pour autre chose, ou on suit une pensée inconsciente forte (qui en réalité prédomine dans notre psychisme) en lieu et place de ce qu’on avait arrêté mentalement de faire. En réalité, on peut aller beaucoup plus loin. La vie dialogue avec nous au-delà de ce qu’on essaie de lui faire dire. Si vous avez décidé de ne pas aller chez votre vieille tante Berthe (parce que ça vous barbe), vous allez croiser une douzaine de vieille dame qui vont vous dire un mot gentil dans la journée et vous parler de leur solitude ( !) ceci peut en fait indiquer que vous avez pris la mauvaise décision en décidant de jouer au polo dimanche…
Plus sérieusement, apprendre à « entendre » le monde consiste à prendre des décisions et voir ensuite comment les choses s’enchaînent. Si elles sont positives et fluides ou si au contraire, vous avez la sensation que quelque chose bloque, cela peut être des petits accidents à répétition ou au contraire la sensation que tout à coup, tout est facilité. Par ces détails, ce sont les petits transits (ceux de la lune, soleil, des planètes rapides en aspects) qui parlent et vous envoies des messages. Sauf qu’on les ignore jusqu’au moment du grand passage d’un transit qui lui va créer un évènement énorme.
L’important, c’est d’arriver à comprendre qu’un évènement n’est pas un tout entier et sans rapport avec le reste de votre vie, mais que mille petits fils peuvent surgir avant et vous annoncer que la décision à l’instant t que vous prenez, que ce soit de ne pas aller voir Tante Berthe ou de passer l’éponge sur l’attitude de Mathilde qui est détestable (mais de continuer à la voir) n’est peut-être pas la bonne. Le grand évènement suivant sera que Mathilde part avec votre mari et que tante Berthe fait hériter son poisson rouge… plutôt que vous. Les exemples sont volontairement caricaturaux, mais sachez que chaque micro décision en désaccord avec vous-même aura des conséquences au-delà de ce que vous pouvez sur le moment imaginer.
Changer le lieu de votre anniversaire?
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Changer de lieu pour sa Révolution Solaire, c’est-à-dire son anniversaire, est-ce utile ? C’est une question qui est souvent posée. En fait, chaque année, à la date anniversaire de notre naissance (précisément au lever du soleil) nous assistons à un phénomène qui est comparable à celui d’une « renaissance ». Ceci signifie que compte tenu de ce qu’on est, nous vivons une remise à zéro des compteurs et que notre personnalité va connaître une modification. Cette modification (comme une variation musicale sur un thème déjà donné : celui de la naissance) est fondamentale.
Chaque année, nous nous trouvons avec une nouvelle facette de personnalité qui va être mise en avant par l’existence, et d’autre part, selon les domaines de notre vie des facilitations par domaine ou au contraire des difficultés. Ainsi, un astrologue peut vous dire quels domaines dans votre année à venir seront valorisés en fonction de votre révolution solaire.
Donc, on change de caractère, il y a des années où on a plus de force, d’autres où on est plus fragiles, plus sensibles, d’autres où on est très angoissés. Il est très important aussi de savoir que ça ne dure pas toujours, c’est-à-dire que souvent au moment d’un anniversaire, environ un mois avant, on prend conscience de certaines choses qui ne nous correspondent plus, ou on sort d’attitudes qui nous paraissaient évidentes et pérennes.
On est également devant des lignes évènementielles, c’est-à-dire des opportunités dans certains domaines et des blocages dans d’autres. Il faut savoir que rien n’est si mauvais qu’on le croit ou si bon qu’on l’espère. C’est important J ! en réalité, on constate véritablement une facilitation sur certains enjeux ou domaines qui peuvent être clé ou charnière à des moments de notre vie ou au contraire, des moment où on a la sensation de faire du sur place. Suivre ces tendances, c’est un peu comme essayer d’accompagner le temps qu’il fait et de s’habiller en conséquence, ça permet de se sentir en accord avec son environnement ou pouvant en tirer parti et pas seulement dans une impression d’absurde ou de résistance.
Changer de lieu pour un anniversaire ne changera pas votre vie, mais en revanche ça peut permettre d’envisager les choses avec plus de souplesse ou plus de douceur intérieure. Ca peut permettre aussi de déplacer un accent évènementiel. La vie fait que vous devez traverser une remise en cause, en changeant de lieu, vous pourrez décider d’y faire face dans le domaine professionnel et pas dans le domaine familial ou vice versa.
Il ne s’agit pas forcément d’aller loin mais de comprendre seulement que c’est en changeant de fuseau horaire que vous changerez l’équilibre de votre vie pour une année. Tout n’est pas possible, et un peu comme si vous vous trouviez avec les ingrédients d’un gâteau, vous ne ferez un civet de lièvre (pauvre lièvre qu’on dévore) . Justement, votre Révolution solaire mettra aussi l’accent par les possibilités qu’elle montre sur vos enjeux réels. C’est un formidable miroir de développement personnel.
Le temps qui passe, les nombres 4 et 5
Commentaires » 0Un autre passage est passionnant en symbolique des nombres : c’est celui qui mène de 4 à 5. Le 4 structure l’espace et le temps, c’est le nombre des points cardinaux, mais aussi celui des saisons en occident. La saison est en effet associée au solstice ou à l’équinoxe qui signifie une sorte de « tournant dans l’année. Il est d’ailleurs à noter que notre civilisation apprécie ces moments clefs où tout peut s’inverser, mais de manière nette et précise. En Orient, nous avons 4 saisons et une intersaison, qui est « la fin de l’été ». Et il y a en réalisé 8 directions de l’espace, puisque chaque axe est encore coupé en deux. Si nous réfléchissons à cette approche, c’est parce que ça peut nous faire sortir d’un symbolisme très évident pour nous, qui est celui des points fixes et clairs. Une chose est ou n’est plus. Elle n’est pas encore mais à partir du moment où elle est née, elle est actée pour telle. Nous détestons les entre deux et les préparations. C’est pour cela que notre civilisation attache une préférence à l’extériorisation, à tout ce qui est plus que manifeste. Nous ne savons pas gérer les temps de préparation, de maturation et d’attente. L’attente est pour nous du temps perdu, et c’est exactement l’inverse dans la perception orientale. Le 4 est un nombre fixe, nous l’avons dit et le 5 est le chiffre de la roue, de tout ce qui se met en mouvement, c’est l’impair qui est toujours porteur de vie. Mais le 4 en Orient est un « faux » nombre », c’est-à-dire un nombre qui porte toujours plus complexe que lui-même. Le 4 ne tient pas compte de l’impermanence et s’en méfie au contraire. Toutes les sagesses reviennent aujourd’hui à nous reconnecter au présent et elles essaient de nous faire sentir que le moment qui passe a sa vérité en lui-même et qu’il ne s’agit pas de vouloir le forcer, le presser mais le laisser simplement donner son fruit à son rythme. Ce qui est très difficile à l’heure de l’immédiateté d’internet et de notre civilisation. Nous ne savons plus attendre, ni accepter le temps de maturation que prennent les choses, loin de nous rendre plus efficaces, cette suppression et cette peur du temps nous fragilise. Il faut comprendre dans chacun de nos actes que le fait que ça puisse inclure un déroulement nous mène à une transformation intérieure et donc que l’attente n’est jamais vaine.
Léonard de Vinci : du Bien au Mal
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Voici encore une petite histoire et encore tirée de ce livre que je n’ai pas trop aimé (qu’est-ce que ça aurait été si ça avait le contraire ?
) de Paolo Coelho, et je crois bien qu’elle est authentique.
Léonard de Vinci était en train de commencer son fameux tableau La Cène et il avait besoin d’un modèle pour Jésus. Arpentant les rues de la ville dItalie où il se trouvait (je ne sais si c’est Florence ou Venise) il vit un jeune homme d’une grande beauté, son regard translucide semblait posé, tel un ange ou un sage, sur les choses, avec la grâce pure de l’enfance. Léonard enrôla le jeune modèle, puis fidèle à ses habitudes, reprit saon cheval, son Salaï et s’en fut dans une autre ville, emportant le tableau inachevé… Quelques années après, il voulut finir son tableau et cherchait un modèle pour l’infâme Judas Isacariote, nul ne faisait l’affaire et soudain il trouva un homme encore jeune décavé, portant le fils dans les moindres traits de son visage, dur, et plein de mépris et de rancoeur mêlés. Celui-ci, entrant dans l’atelier s’écria : Mais j’ai déjà vu ce tableau ! Léonard lui rétorqua : « impossible, nul ne l’a vu depuis que je l’ai commencé ». »Mais si, insista-t-il, c’est moi qui ai servi de modèle pour Jésus, voici quelques années ! »
Où commence le bien? Où le mal se manifeste t il? L’un n’est il pas le continuum de l’autre ou est-ce la vie qui nous façonne de ses évènements et de nos désirs?
Tout cela fait assurément réfléchir.
Vivre au jour le jour
Commentaires » 0Vivre au jour le jour n’est pas simplement l’immense qualité de la cigale dans la fable de La Fontaine. Il y a bien évidemment une capacité à cultiver l’attention au moment présent qui est digne d’un cheminement spirituel construit. La thèse de la plupart des écoles zen, c’est que si on vit réellement et profondément chaque moment en se disant qu’il porte sa vérité et que cette « adhérence » au moment est ce qui peut nous permettre de trouver la solution éventuelle de l’étape d’après. Et bien, on est au commencement de la sagesse !
L’anticipation de l’avenir et sa lecture à la lueur du passé, loin de nous armer pour vivre, nous met dans un état de fragilité permanente, comme si on était réduit à attendre les signaux que la vie et les autres nous envoient. L’ego cherche en permanence des garanties, celles-ci, loin de s’avérer réalistes et solides, ont tendance à nous enfoncer dans une logique de répétition du même : on veut sans cesse reprendre appui sur ce qu’on a vécu pour aller plus loin.
La véritable logique, la logique fructueuse est inverse : il s’agit de faire confiance à chaque moment suffisamment pour se dire que le fait de le vivre et de le vivre bien va nous permettre de voir plus clair pour l’avenir. Mais qu’est-ce que l’avenir ? Simplement du temps où il faudra aussi être en accord avec ce qu’on vivra. C’est toute la différence entre l’attention et l’intention. Oui, on peut anticiper et dire ce qu’on veut qui soit et essayer de créer les conditions pour que ce soit, mais il faut être attentif, tout simplement, à ce qui est présent en ce moment même, autrement l’énergie pour créer un avenir nouveau et meilleur ne sera jamais disponible.
La prétendue capacité à prévoir ne sert qu’à nous faire mariner dans une nasse émotionnelle permanente où nous vivons, meurtris par les peurs successives de tous les temps qui se confondent dans notre mémoire et dans notre vie présente.
Halloween
Commentaires » 0Le 31 octobre, fête des sorcières, est le jour du « All Hallow Ween », ce qui signifie en fait, le jour où il n’y a aucun saint ni ange qui veille, et où les morts peuvent remonter à la surface de nos consciences et affleurer nos vies. Cette nuit du 31 octobre est le moment charnière de l’année, dans la tradition Wicca, c’est le moment où les frontières entre le monde visible et le monde invisible sont les plus ténues, les plus fines. Le 1er novembre, avec la Fête des morts, remet tout en place : les saints, les anges et les séraphins veillent à ce que le sabbat, c’est-à-dire avant tout le désordre arrête de régner. On célèbre les morts pour les remettre sur le droit chemin de leur monde invisible et nous, vivants, nous laisser en paix, dans le monde visible.
Comment tirer parti de ce moment ? D’abord en sachant refaire une place au spirituel dans votre vie, qu’il soit occulte ou pratique religieuse, c’est le moment de vous reconnecter et de comprendre qu’on fait partie d’un continuum où Dieu, la nature, le spirituel jouent un rôle prépondérant. Ensuite, il est temps également de refaire le lien avec ceux qui sont passés de l’autre côté, de les honorer et les aimer. Ils vivent en vous et vous avez le devoir d’accomplir votre vie au mieux possible, aussi parce que ceux qui nous aiment, nous accompagnent, de l’autre côté du miroir et veillent sur nous. Le désordre est nécessaire pour que l’ordre paraisse encore plus important. Le désordre est nécessaire aussi pour remuer ce qui ne paraît jamais à la surface et faire remonter les inconscients ou les non dits.
La fête des morts devrait être la célébration du fait qu’ils sont auprès de nous et ne nous quittent pas. Ils nous veillent et si ça se trouve, on se rendra tôt ou tard compte que les chances, les hasards heureux et tous les problèmes évités, en fin de compte, c’est bien Tante Adèle ou notre papa qui les ont réglés à notre place. Un peu étrange ? ce ne serait pas si étonnant… apprenez en tout cas, à solliciter ceux que vous aimez, vous verrez qu’ils vous répondent bien plus souvent que vous ne croyez.
Le chiffre 7
Commentaires » 0Tous les apprentis ésotériciens cherchent des correspondances dans la nature, et Dieu sait que le nombre d’Or nous ouvre des perspectives plus que surprenantes (lire par exemple le code Da Vinci de Dan Brown où il explique la multiplicité et l’omniprésence de ce nombre dans le monde naturel et humain). On retrouve une constante avec le chiffre 7… Bien évidemment présent dans la Bible, il est aussi structurant de la réalité musicale avec les 7 notes de l’octave (que la musique asiatique fonctionne sur une gamme dodécaphonique de 10 tons ne change rien à notre approche). 4 éléments présents dans le monde et une sainte Trinité… Cela fait 7. Et aussi 7 chakras présents dans l’être humain (en tout cas, selon les meilleurs informateurs). La musique reste avec la géométrie une approche profondément numérologique et sacrée du monde. Comme si nous étions, au-delà de notre conscience, constitués par des nombres. L’astrologie antique avec ses 7 planètes ne fonctionne bien sûr pas autrement. Que ceci nous apprend il ? Peut-être qu’en toutes choses, il faut chercher les constances et les lois, et qu’il peut en être ainsi aussi dans notre vie quotidienne. Nous cherchons sans cesse à reproduire le même parce que la nature le fait ainsi pour se perpétuer d’après une structure invisible. Se remettre en phase avec cette harmonie secrète qui nous habite est certainement la clef de la santé mentale et physiologique. En tout cas, c’est la conclusion à laquelle parvient l’astrologie comme la médecine chinoise.
les sirènes…
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Les sirènes appartiennent à toutes les cultures. Elles sont les esprits de l’Eau et la mémoire de la terre, une forme de pureté, comme dans le conte d’Andersen qui fait qu’il leur est difficile (en dehors du problème pieds/ nageoires) de vivre sur terre. Le film de Miyasaki Ponyo sur la falaise a une vue assez amusante sur la métamorphose permanente d’une petite sirène qui voudrait être une humaine. Mais pour appartenir à un règne, mieux vaut avoir déjà l’autorisation… En tout cas, il existe beaucoup d’êtres qui sont au fond des demi dieux, ou des demi humains, là ce sont eux qui sont un point de passage entre deux dimensions. Tout autre est au Japon, l’existence d’Amabié, qui vit au fond de la mer et ne remonte que pour porter des nouvelles aux hommes. Elle n’a rien d’humain, mais justement son problème est qu’on l’invoque pour parvenir à être reconnue et connue. Comme si cette reconnaissance allait lui donner la paix intérieure. Dans le fond, elle n’est peut-être qu’un esprit qui a besoin d’attention… On dit en fait que tous les monstres des mythologies différentes ne font que nous parler de notre psychisme personnel. Devoir faire une part à ce qui est lié aux éléments en nous fait partie d’un travail sur soi. Se lier à la terre, c’est apprendre à s’organiser ; se lier à l’air, à faire de nouveaux projets ; se lier au feu, à avoir des initiatives ; et enfin se lier à l’eau, c’est apprendre à savoir vivre en paix avec nos souvenirs ou notre passé… Pour cette dernière chose, on peut invoquer la sirène yokaï Amabié qui pourra nous y aider….
Solve et Coagula
Commentaires » 0Le caducée d’Hermès, symbole actuel de l’ordre des médecins, est représenté par un trait vertical autour duquel s’enroulent deux serpents. Ce symbole est présent dans de très nombreuses traditions, il signifie un courant qui relie la terre, la matière, au ciel, à l’esprit. Mais ce canal ne peut être suivi directement, il a besoin d’étapes, ainsi les serpents s’enroulent, et s’entrecroisent, formant des anneaux qui sont comme des nœuds énergétiques. La caducée d’Hermès se retrouve dans la tradition Hindoue sous la forme du Sushuma qui est « le tronc » autour duquel, les deux canaux d’énergie positive et négative, Ida et Pingala, remontent en se joignant. Ils le font en sept points qui représentent les 7 chakras. Notons, au passage que le chiffre 7 est systématiquement associé à une réalisation plénière d’ordre spirituel. Les 7 planètes personnelles en sont évidemment, une représentation.
Dans la tradition Taoïste, ce sont les principes du Yin et du Yang qui expliquent la formation du monde, leur union et séparation créant la réalité extérieure et le monde matériel. Ces deux principes sont soumis à deux forces, l’une est d’émanation, elle va du principe à la multiplicité matérielle, c’est le « Solve », la dissolution chère aux alchimistes, et l’autre est un mouvement d’élévation vers l’Esprit, c’est le « Coagula », qui rassemble les éléments en vue de refaire une unité. Mais tout serait simple si on pouvait en rester là, car dans le processus du « Solve », il reste les éléments essentiels, ce qui a été soumis antérieurement à un processus de densification, et de même, dans le « Coagula », il y a un autre processus de triage qui se défait de ce qui est inutile. Ces deux forces structurent en réalité, notre existence, et la matière. L’astrologie, par les cycles nous montre que chaque chose doit venir à maturité pour se défaire ensuite, et renaître sous une autre forme. Ainsi, chaque Nouvelle Lune représente potentiellement une naissance, une remise à zéro des compteurs : elle est, en même temps, la fin d’un mouvement où des éléments disparaissent, et le moment clé du mois où de nouveaux apports interviennent en nous, pour qu’on les transforme.












