L’astrologie au service du développement personnel

Pourquoi ne pas vouloir vieillir?

Notre société ne sait pas vieillir. Nos idéaux sont ceux de la jeunesse et nous peinons à en avoir d’autres. Il est frappant de voir des mamies qui autrefois portaient avec fierté robes à fleur et envie de faire de bons petits plats, pleurer l’amour perdu comme à vingt ans et regretter une solitude qui leur fait oublier leurs petits enfants. Chaque âge a ses plaisir disait on, aujourd’hui ce n’est plus vrai, le but est unique pour presque toutes les classes d’âge. S’en exceptent les très jeunes enfants et les trop vieux vieillards. Mais tant que vous pouvez être dans la société de consommation et vouloir encore et plus pour vous même, comme si vous n’aviez jamais assez d’insouciance, de plaisirs perso et de réalisations vous concernant, la société vous matraque que vous passez à côté de tout.
Si vous dites, je suis trop vieux… Pour faire de l’escalade, au lieu de conclure comme la plupart des gens le feraient, que vous êtes déprimé, pourquoi ne pas se dire que c’est vrai? Que chaque âge a une résistance physique et qu’il faut en tenir compte.
Si vous être trop vieux pour avoir envie de désirer ou d’être désiré, ce n’est pas parce que vous êtes malade, mais parce que vous avez envie d’un autre type de relations. Le désir n’est pas la relation constituante de l’être humain, pas la seule de toute façon, et c’est tabou de le dire.
On pourrait se poser autrement la question :
Qu’est ce que vous pouvez faire à 50 ans que vous ne pourriez pas faire à vingt et qui est le privilège de cet âge?
C’est dur de répondre? Encore plus dur, alors. À 60,70?
Tant que notre monde n’acceptera pas de valoriser le fait d’avancer en âge pour libérer des champs de possibles et des conquêtes sur soi même qui rendent très heureux, alors notre société tournera mal.
A 20 ans, on ne sait souvent pas quoi faire de sa peau, on n’a pas sa place, on a peur de tout rater on ne sait pas très bien qui on est.
A trente ans, normalement, on voit plus clair, mais des zones de doutes et souvent d’inaccomplissement subsistent qui font souffrir.
A quarante ans, on doit accepter que certaines choses sont définitivement derrière nous et qu’elles ne reviendront plus, on doit commencer de chérir ce qu’on a édifié, et de savourer le temps, parce que nos rides nous apprennent qu’il est compté.
A cinquante ans, c’est le temps des premiers triages, qu’est ce qui est vraiment essentiel? Est ce qu’il y a encore un projet qui me tient à coeur et que je veux accomplir. La maturité donne souvent une liberté de donner du sens à notre vie comme on n’était pas libre de le faire plus tôt. Il ne faut pas le gaspiller.
A soixante ans, on ne doit plus vivre pour soi, le dépouillement vient avec une allégresse énorme, justement parce que tant s’est accompli que maintenant, on n’a plus la main sur grand chose et on doit vivre somme toute sur nos acquis, rien ne surgira plus du néant,
A soixante dix ans, il faut apprendre à ménager son corps et ses forces, aimer encore plus fort que mènent les proches et rentrer doucement dans un temps qui n’est qu’à nous. Questionner aussi le sens qu’on voudrait avoir donné et laissé aux autres.
Les saisons peuvent être un guide, un automne ne cherchera jamais à devenir printemps ou il n’y arriverait pas. Mais si l’automne ne rêve que du printemps est est incapable d’être lui même, quel dommage….

29 octobre, 2013 à 13:49


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