L’astrologie au service du développement personnel

Des chimères aux manipulations génétiques…

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Les manipulations biologiques ne sont pas un thème, comme on pourrait le croire à tort, d’une très grande actualité. Depuis l’antiquité existe dans la mythologie des animaux sacrés qui… n’existent pas : la licorne, le dragon, la sirène, le centaure… Divers thèmes reviennent dans ces images, celle de l’homme/ la femme à mi chemin entre l’animal et l’être humain : ce qui en dit long évidemment sur le questionnement sur le rapport entre l’âme et le corps qu’on trouve pratique de figurer par le corps lui-même. Mais ce thème n’est pas le seul, on trouve également des qualités qui sont mises en avant, comme la force pour le dragon, avec le symbole du feu ou la pureté avec la licorne, qui ne peut se faire apprivoiser que par une jeune vierge.

Dans cette approche, on voit que les animaux symboliques cherchent à représenter et atteindre une perfection, quelque chose qu’on ne peut atteindre par la génération. Après la mythologie sont venues « les chimères ». Manipulations alchimiques ultimes qui servent à redonner vie aux morts, négation des lois de la vie et volonté de contrôle : la chimère est l’ancêtre de Frankenstein et du mécanisme. On peut tout recréer, mais comment se fait il alors qu’on ne sache pas créer la vie ?

Car tout le dilemme est là, quelque chose échappe à l’habilité humaine et ne s’y réduit pas. Nous sommes en permanence soumis à une sorte d’exigence qui fait de nous, êtres humains, des créatures et non pas des créateurs. Nous pouvons mettre au monde un enfant et décrire le processus chimique, génétique qui préside à sa naissance, mais nous ne comprenons pas « pourquoi » ça fait la vie. Nous nous contentons de le constater et de l’incarner, ce n’est pas si mal. Mais reste pour l’être humain, cette grande question de savoir pourquoi il n’est que créature et jamais aux commandes des processus. C’est cette éternelle frustration qui fait que toutes les tentatives pour sortir de nos limitations sont tentées, et que l’homme joue à l’apprenti sorcier. En fait, il joue bien davantage à l’apprenti Dieu, ce qu’il ne parvient pas à être…

8 octobre, 2011 à 17:45


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