L’astrologie au service du développement personnel

Wabi Sabi

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La notion de Wabi Sabi bien connue au Japon suscite l’intérêt des occidentaux. Le Wabi, à la base signifie ce qui est médiocre et pauvre, ou rudimentaire, c’est en tout cas une notion de non élaboré. Progressivement, il est venu à être synonyme de sobriété volontaire. Pourquoi ? parce que si on utilise tout ce qu’on a et que rien n’est inutile, on se rend compte que les possibilités réelles qu’on a, d’ors et déjà, sont beaucoup plus importantes qu’il n’y parait. On accumule, on s’inquiète alors qu’on a déjà en notre possession ce qui est nécessaire pour aller à l’étape suivante. C’est ce qu’indique le Wabi, et on comprend bien pourquoi cette éthique de vie crée un cheminement spirituel. Le Sabi, quant à lui, indique la patine du temps sur les choses, et le fait d’une durée, qui les sculptant, leur donne aussi une valeur unique. Une valeur de « l’appropriation » : ce qui a vécu avec nous, ce qu’on a transformé, ce qu’on a usé nous a appris quelque chose sur nous-mêmes. On parle souvent du principe d’interdépendance bouddhiste, il faudrait aussi parler de celui « d’interpénétration » : ce qu’on rencontre à tous les niveaux de notre vie nous transforme et nous nourrit.

Un travail sur soi est forcément une démarche de dépouillement, pour se rapprocher d’une ligne pure, d’un essentiel, d’une définition sur nous-mêmes et de nous-mêmes qui ne serait pas encombrée de tout un fatras de paramètres sans importance. C’est souvent l’éparpillement ou l’accumulation intérieure qui crée notre déroute. C’est pour cela que la démarche du wabi sabi aide à notre évolution intérieure.

5 septembre, 2010 à 17:17


Un commentaire pour “Wabi Sabi”


  1. Maïlliki écrit:

    Cette notion « esthéticophilosophique »japonaise, souvent mal comprise par les occidentaux, m’intéresse particulièrement (c’est en tapant ces mots, hier, que j’ai trouvé votre blog). J’y ai trouvé une approche qui confortait la vision que j’ai de ma vie (bien sur,avec les nuances d’une européenne). La lecture de « L’éloge de l’ombre » de Junichira Tanizak m’a permis de de toucher du doigt ce ressenti si extrême oriental.


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