L’astrologie au service du développement personnel

stephan Zweig

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Scorpion ascendant Vierge, né le 28 novembre 1881 à Vienne, c’est avant tout la profondeur (liée très clairement à l’écriture) qui est frappante dans ce thème : ne rien prendre pour acquis, toujours aller plus loin que les apparences et creuser dans les complexités, voire dans les contradictions internes des intériorités humaines, voilà ce qui passionnant Zweig. L’ascendant Vierge lui donne une puissance de travail et une capacité à édifier une vraie œuvre : infatigable, Zweig est capable de s’atteler à des programmes (car tout est très organisé dans sa manière de procéder) d’écriture qui devait aller de la conception imaginative à la construction très fine et précise de chacun de ses œuvres.

On voit nettement une complémentarité dans sa manière de procéder : Il creusait tout en se documentant, ne laissant rien au hasard, pour justement accroître son périmètre d’approfondissement et ses capacités d’analyse : aller toujours plus loin, peut-être pour creuser l’incompréhensible, ce qui fait la nature humaine et ses frémissements qui n’ont parfois aucun sens. Ces détails qui font que toute une vie est avalée d’une simple rencontre : ce qui intéressait Zweig, c’est le moment où tout bascule et où on ne rattrapera plus rien… 

Un sens de l’irréversible, de l’irrémédiable très fort marque cette nativité : il veut analyser sans fin le non retour : peut-être ainsi conjure-t-il sa peur que rien n’ait de sens et de finir par se tuer (d’une forme de désespérance causée par l’absurde inhérent même à la vie)… 

Toujours est-il que celle-ci finit par l’emporter quand il se suicide avec se femme en 1942. 

Volonté d’écrire lui-même son destin et de ne pas laisser quiconque parler à sa place ou ultime tentative de démiurge pour faire un pied de nez à une transcendance à laquelle il ne voit pas croire pour ne pas se mettre de limites… Son thème astral parle des deux et surtout d’une envie forcenée de ne pas perdre sa liberté, or, la vieillesse lui semblait certainement la menace ultime, car elle lui aurait volé selon lui, ce qu’il était : son caractère, sa personnalité…

 

8 juin, 2009 à 8:40


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